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aussi : l'état des lieux très complet dressé
par Le Monde en Août 2002 --> J'y
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L'homoparentalité , état des lieux
Les mentalités ont beaucoup évoluées ces derniers temps mais la
possibilité pour les homosexuels d'élever des enfants reste un tabou.
Pourtant c'est déjà une réalité pour pas mal d'enfants dans le monde
(6 à 14 millions rien qu'aux états unis ) et de nombreuses
études démontrent qu'il n'existe pas de différence
significative entre les enfants de couples dits "conventionnels" et ceux
élevés par des homosexuels. ( cf. Dr Nadaud )
Certes des pédopsychiatres s'entendent a dire que vivre en famille
homo-parentales n'est théoriquement pas l'idéal mais les
mêmes pédopsychiatres de préciser que la famille idéale
n'existe pas en pratique. La famille Hingles dans "la petite maison dans la prairie" est
un fantasme
très rependu mais que peu d'enfants ont l'occasion de vivre.
Doit t'on pour autant retirer la garde aux parents de familles divorcées, recomposées, monoparentales, ou aux parents
incompétents, absents ou bien alcooliques ?
Beaucoup de spécialistes
et de politiques estiment que les enfants seraient plus heureux dans une famille
homo-parentale qu'à la DASS mais que la société n'est pas encore
prête à l'accepter.
Les objections des détracteurs sont nombreuses mais
très peu sont réellement fondées
Certains pensent que le désir
d'enfant chez les homosexuel est un désir egoiste comme un enfant peux
désirer un jouet, que les homosexuels ne sont pas des gens murs.
Ce genre de réaction est tout a fait compréhensible
quand on regarde l'image caricaturale renvoyée de l'homosexualité par les
médias ( les dragqueens, la cage aux folles ... ) et l'amalgame souvent fait entre
homosexualité et pédophilie*.
Néanmoins certains évènements récents comme l'élection de maires
ouvertement homosexuels a Paris et a Berlin devraient changer la
représentation que certains se font des homosexuels,
que Les homosexuels
aussi ont des responsabilité et qu'ils ne pensent pas qu'au plaisir et à la
fête.
On peu même constater que le désir d'enfant chez les homosexuels est
souvent plus mûrement
réfléchi que chez les hétérosexuels
*Les enfants de parents gays ou lesbiens encourent
moins de risques d'être victime d'abus sexuel ou
physique de la part de leur parents ( cf. "pediatrics
in review" N°15 ).
L'autre argument souvent mis en avant est la souffrance
que pourrait vivre l'enfant face a la réaction de ses camarades et entourage. Ces craintes sont
fondées mais dans la pratique il est reconnu que les
méchancetés que peuvent dire les enfants entre eux sont souvent le reflet de ce qui se dit a la maison,
de plus tous les "homo-parents" s'accordent a dire que lorsque la situation est
officialisée
et expliquée aux enseignants et aux camarades les choses se
passent très bien.
Certains mettent en avant que les enfants sont moins
équilibres parce qu'ils consultent beaucoup plus les
pédopsychiatres mais si ces chiffres sont vrais il faut prendre en
considération que les parents homosexuels sont beaucoup plus inquiets et que c'est pour cette raison qu'ils consultent
régulièrement.
Enfin, le principal argument contre l'éducation d'enfants par des couples homosexuels est le
referant homme-femme.
Les spécialistes insistent sur le fait que l'enfant a besoin d'un referant homme et d'un
referant femme, la crainte étant que l'enfant ne
cotois que des hommes ou des femmes.
premièrement, il est évident que les couples homosexuels ont aussi des relations avec leur famille et/ou des ami(e)s
où l'enfant pourra rencontrer d'autres referants; deuxièmement, ce n'est pas que
de la différence homme femme dont l'enfant a besoin mais aussi
d'un équilibre dans les rôles ( ex: amour/autorité )
( cf. étude
du CNRS )
Il faut savoir aussi qu'une majorité de couples homo-parentaux
sont en fait des couples co-parentaux où l'enfant a une maman, un papa, l'ami(e) de la maman et l'ami(e) du papa.
L'enfant sait comme les autres qu'il est né d' un homme et d'une femme.
La crainte que l'enfant devienne à son tour homosexuel est tout aussi
infondée, les
études le démontrent, il y a le même pourcentage d'enfants homosexuels dans les famille
homo-parentales que dans les familles "conventionnelles" (env.
5 à 8% )
Les scientifiques s'accordent a dire que l'homosexualité n'est
liée ni à l'hérédité ni a l'éducation.
Face a l'argument du referant vient une question : interdit t'on la garde aux parents
où le père ou la mère élève seul(e) son enfant suite a un
décès, un divorce, ou a la non reconnaissance de l'enfant par un des
partenaires. N'est ce pas plus difficile pour l'enfant que d'avoir des parents homosexuels mais qui sont
présents et qui s'aiment ? Une étude prouve
pourtant que les enfants élevés par deux parents
de même sexe s'adaptent mieux que ceux élevés par
un seul parent. ( cf. "pediatrics
in review" N°15 )
Les principaux cas d' homoparentalité : (
voir
les témoignages )
- Enfant né dans le cadre d'une relation hétérosexuelle
précédente.
Un des deux parents pour des raisons de pression familiale
ou de non acceptation de sa préférence sexuelle vie en couple
hétérosexuel.
Lorsque le parent en question décide de vivre sa différence
il y a séparation et l'enfant est souvent gardé par les deux parents a tour de
rôle. Suivant l'age de l'enfant, les conditions et sur conseil d'un
pédopsychiatre le parent annonce souvent son homosexualité
a son/ses enfant(s), ce qui se passe bien dans la majorité
des cas. Les spécialistes estiment que l'annonce
doit être faite très tôt.
> Situation comparable à un couple divorcé et
recomposé
- Enfant né dans le cadre d'une procréation entre une femme et un homme, l'un des deux ou les deux
étant(s) homosexuel(s)
L'enfant est ensuite gardé a tour de rôle par les deux
parents/couples et est bien conscient d'avoir un père et une mère.
> Situation comparable à un couple divorcé et
recomposé.
- Enfant né par insémination artificielle (interdit en
France)
Cette situation est plus difficile pour l'enfant quand il ne
connaît pas son père.
Il existe pourtant des cas ou le donneur est connu et
même parfois côtoyé par l'enfant
> Situation comparable à un couple stérile ou l'enfant ne
connaît pas forcement son père biologique
- Dans le cadre d'une adoption ( impossible pour un couple mais
légalement autorise pour un célibataire )
Un célibataire peux adopter sans discrimination sur sa
sexualité mais en pratique il est conseillé de taire son
homosexualité. ( hypocrisie dénoncée par de nombreux politiques )
Le bien de l'enfant est le plus important et c'est pour cette raison que les condition d'adoptions demandées par la DASS sont aussi
draconiennes mais la sexualité ne peu et ne dois être
un critère discriminatoire. La France ayant ratifié
le traité d´Amsterdam, qui, dans son article 13,
condamne toute discrimination en raison de “ l´orientation
sexuelle ” se rend hors la loi par de
telles pratiques. (cf. LeMonde)
> Situation comparable a une adoption dans un couple hétérosexuel
classique et ou l'enfant ne connaît pas toujours ses vrais parents biologiques. L'enfant
apprendra souvent plus tôt son adoption dans le cas
d'une famille homo-parentale, ce qui est
beaucoup moins traumatisant.
Les familles homo-parentales existent déjà en
France, l'adoption est possible au Danemark, en Hollande,
dans certains états américains et en Suède*.
Le plus gros danger est la réaction de la société
face à ces différences mais les peurs et rejets pourront êtres
désamorcées par une bonne information.
La famille homo-parentale n'est pas la vision idéalisée
de la famille mais existe t'elle vraiment à une époque
ou la diversité des familles n'a jamais été aussi
importante ?
L'important n'est pas de savoir si c'est une bonne façon
de concevoir la famille, c'est que les enfants
soient heureux et les études le
démontrent depuis plus de dix ans, ils le
sont.
*Seule l'adoption de l'enfant de
son/sa conjoint(te) est possible en Suède
Si vous aviez d'autres études ou informations
confirmant ou infirmant mes conclusions vous pouvez
me les adresser.
J.M.
28/06/2001 - Reproduction interdite sans accord
Voir aussi : l'état
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